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Pérou

Enseigner, transmettre et coopérer : l’OIF aux côtés des acteurs du français réunis à Lima

By Actualités, PérouNo Comments

Du 5 au 9 octobre 2026, les XIXes SEDIFRALE et le IIe Congrès panaméricain des professeurs de français ont réuni à Lima des enseignants, chercheurs, associations et partenaires autour du thème « Langue et citoyenneté à l’heure de l’IA ». La Représentation de l’Organisation internationale de la Francophonie pour les Amériques (REPAM) y a pris part à travers plusieurs activités consacrées à l’accompagnement des enseignants, à la connaissance des contextes éducatifs et à la coopération entre les réseaux professionnels.

À la cérémonie d’ouverture, Zahra Kamil Ali, Représentante de l’OIF pour les Amériques, a rappelé la place essentielle des enseignants dans la transmission de la langue française. Son intervention a souligné l’importance de la coopération francophone pour accompagner les transformations pédagogiques liées à l’intelligence artificielle, tout en préservant la dimension humaine de l’apprentissage.

Le thème du congrès invitait à examiner les possibilités offertes par ces technologies pour l’enseignement, mais aussi les conditions de leur appropriation. Développer l’esprit critique, adapter les ressources aux besoins des apprenants et faire vivre la diversité linguistique et culturelle constituent autant d’enjeux auxquels les enseignants sont confrontés dans leurs pratiques.

Partenaire de cette rencontre, l’OIF a soutenu la mobilisation de l’expertise internationale et la publication des actes. Cet appui vise à prolonger la circulation des connaissances au-delà du congrès et à rendre les travaux utiles à une communauté éducative élargie. La REPAM a également assuré une présence institutionnelle à travers un stand dédié.

Le mentorat, une coopération au plus près des classes

La participation de la Représentante s’est poursuivie lors de la table ronde « Mentorat : voix croisées de mentors et de mentorées à travers les Amériques ». Cette rencontre a donné la parole aux participants du programme de mentorat pour l’excellence pédagogique, porté par la COPALC, l’OIF et l’ACOPROF.

Réunissant des enseignants de huit pays, le programme met l’accompagnement entre pairs au service du développement professionnel. Les expériences présentées provenaient de l’Argentine, du Brésil, du Chili, de la Colombie, du Costa Rica, du Honduras, du Mexique et du Venezuela.

Les témoignages ont porté sur les pratiques expérimentées, les difficultés rencontrées et les acquis de l’accompagnement. Ils ont permis d’aborder le mentorat à partir de situations professionnelles concrètes, en tenant compte de la diversité des publics et des moyens disponibles.

Fondée sur une relation volontaire, confidentielle et non hiérarchique, cette démarche privilégie l’écoute et la réflexion partagée. Elle permet aux enseignants de questionner leurs pratiques avec l’appui d’un collègue et de construire des réponses adaptées à leur environnement.

La table ronde a également accueilli le témoignage vidéo, depuis Québec, de Mouna Farah, enseignante de français syrienne et lauréate du Printemps des poètes. Sa contribution a apporté une autre perspective sur les parcours enseignants et sur les liens que permet de nouer la langue française. Une remise de certificats aux participants du projet de mentorat a salué leur engagement.

 

Mieux connaître les réalités de l’enseignement du français

Un autre temps fort a été consacré à la cartographie, lors d’un atelier animé par le professeur Abdelahouad Mabrour sur le thème « L’enseignement du/en français dans la Francophonie plurielle : contextes, pratiques, perspectives ».

Des dizaines d’enseignants y ont participé, en présence de Zahra Kamil Ali, de Mohamed Embarki, responsable de l’Observatoire de la langue française, et de Patrick Chardenet, membre de son Conseil scientifique.

Les échanges ont mis en relation la connaissance des situations éducatives et l’accompagnement des enseignants. La cartographie offre des repères pour comprendre les différences entre territoires, préciser les besoins et mieux orienter les coopérations. Cette approche contribue à prendre en compte la diversité des réalités dans lesquelles le français est enseigné.

Des associations au cœur de la coopération éducative

Une rencontre avec les associations de professeurs de français a complété ces travaux. Elle a permis d’échanger sur les préoccupations professionnelles et les possibilités de collaboration dans la région.

Ces réseaux occupent une place importante dans la continuité de l’accompagnement : ils facilitent les contacts entre collègues, le partage de ressources et la transmission des expériences. Leur participation permet de relier les réflexions menées lors des rencontres internationales aux besoins exprimés localement.

À Lima, les activités auxquelles la REPAM a pris part ont ainsi articulé réflexion pédagogique, accompagnement entre pairs et dialogue associatif. Elles illustrent une coopération francophone attentive aux enseignants et aux conditions dans lesquelles ils exercent leur métier. Soutenir ces communautés professionnelles, c’est contribuer à une présence durable du français dans les Amériques, au sein d’un espace profondément plurilingue.