Le 14 février 2026, une cérémonie de clôture s’est tenue dans les locaux du Centre régional francophone pour l’Afrique (CREFA) à Djibouti, marquant la fin de trois mois de formation « Le français, vecteur de développement économique et durable », mise en œuvre par Women Initiative Djibouti avec le soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). À cette occasion, 26 jeunes bénéficiaires ont reçu leur attestation, 14 d’entre eux ont trouvé un stage à l’issue de la formation.
Dans son allocution, la Directrice de l’enseignement et de l’apprentissage du français (DEAF), Dr Rennie Yotova, a souligné la volonté de l’OIF de décentraliser ses actions au plus près des bénéficiaires, en renforçant sa présence sur le terrain. Placée au cœur de la programmation de l’OIF, la langue française est mobilisée comme levier d’employabilité, d’autonomisation des femmes et d’insertion professionnelle des jeunes. À travers cette formation, elle constitue un outil d’accès à l’emploi, de montée en compétences et, le cas échéant, de création d’activités économiques.
De son côté, Women Initiative Djibouti (WID) a rappelé que le français constitue une porte ouverte sur le monde, dans un contexte de concurrence linguistique accrue. La forte mobilisation des jeunes lors de la sélection témoigne de l’intérêt et des besoins en matière de formation.
La cérémonie a également été l’occasion de rappeler l’engagement conjoint de l’OIF et de WID en faveur de la jeunesse et des femmes, ainsi que l’importance du français comme langue de dialogue, de cohésion sociale et de paix.
Le dimanche 1er février 2026, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), à travers le Centre régional francophone pour l’Afrique (CREFA) a accueilli la première de la représentation théâtrale « L’héritage en danger », œuvre de Madame Aïcha Mohamed Robleh.
Portée par la troupe de théâtre « La Voix de l’Est », cette création s’inscrit dans une démarche de sensibilisation à la protection de l’environnement, mettant en lumière des enjeux majeurs tels que la préservation des ressources en eau, la propreté des espaces publics et la responsabilité citoyenne face aux défis environnementaux. À travers les personnages d’Ali et de Fati, deux jeunes activistes engagés, la pièce donne voix aux préoccupations d’une jeunesse confrontée aux conséquences du dérèglement climatique. Inquiets face aux dangers qui menacent l’environnement, Ali et Fati interpellent les citoyens et les invitent à écouter la voix de la Terre, à prendre conscience de l’impact des comportements individuels et collectifs, et à s’engager pour la préservation de l’eau et le respect de l’environnement. Ancrée dans le quotidien, la mise en scène propose une réflexion accessible et engagée sur l’héritage écologique laissé aux générations futures.
La soirée s’est ouverte par un mot de bienvenue de Dr Rennie Yotova, Directrice de l’enseignement et de l’apprentissage du français, qui a rappelé l’appui apporté par l’OIF, à travers le CREFA, aux initiatives culturelles et éducatives. La représentation théâtrale a ensuite été suivie d’un temps d’échange et de discussion avec le public, permettant d’approfondir les messages portés par la pièce et de souligner le rôle de la culture comme levier de sensibilisation, d’éducation et de mobilisation citoyenne.
La représentation a été enrichie par un moment poétique intitulé « La beauté tuera le monde », venant prolonger les messages portés par la pièce. À travers la force des mots, ce poème invite le public à interroger son rapport à la nature et à la beauté du monde, soulignant le paradoxe d’une humanité capable d’admirer la nature tout en contribuant à sa dégradation. A la suite de la lecture du poème, une conversation littéraire réunissant Madame Aïcha Mohamed Robleh et Monsieur Idris Youssouf Elmi a permis d’approfondir les liens entre création artistique, enjeux environnementaux et le rôle de la langue française comme vecteur de sensibilisation.
Cette Première s’est tenue en présence de nombreuses personnalités, parmi lesquelles l’Ambassadeur de France à Djibouti, Son Excellence Monsieur Jérôme Bresson, Son Excellence Monsieur Ahmed Araita Ali, ainsi que le Secrétaire général du Ministère de l’Environnement, Monsieur Dini Abdallah Omar. Ont également pris part à la soirée Monsieur Ali Mohamad Dimbio, Président de la Commission nationale de la communication, Madame Roukya Hassan Cheik, Directrice de l’insertion sociale des jeunes et du volontariat au ministère de la Jeunesse et de la Culture, Madame Idyl Moussa Iye, Représentante de l’UNESCO, Madame Fatou Fall, Représentante résidente de la Banque mondiale ainsi que Monsieur Rachid Muremangingo, Directeur général de la BOA.
La représentation a également rassemblé de nombreux acteurs du secteur éducatif, notamment des enseignants et des inspecteurs de l’Éducation nationale, soulignant l’intérêt porté par le monde de l’éducation aux initiatives culturelles et pédagogiques de sensibilisation à l’environnement.
Des écrivains djiboutiens de renom, dont Idriss Youssouf Elmi, Omar Youssouf Ali, Amina Nouh Bouh ou encore Aboyta Amoyta, ont également honoré la soirée de leur présence.
À travers le soutien apporté à cette initiative, l’OIF réaffirme son engagement en faveur de la promotion de la langue française, du soutien à la création artistique et de l’éducation au développement durable, en particulier auprès des jeunes, en mobilisant la langue française comme langue de création, de réflexion et d’engagement citoyen.
Décidée lors du XIXᵉ Sommet de la Francophonie (2024), cette initiative est mise en œuvre dans le cadre d’un partenariat entre le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, l’OIF, l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), France Éducation international et la Cité internationale de la langue française – Centre des monuments nationaux.
Pilotée par l’AUF, la filière « Cadres éducatifs » s’adresse à des responsables exerçant des fonctions stratégiques au sein des systèmes éducatifs francophones. Elle vise à renforcer leurs capacités de pilotage et de gouvernance, autour de priorités clés telles que la langue française, la transformation numérique, l’égalité des genres, la formation continue des enseignants, la gouvernance éducative et l’éducation aux changements climatiques.
La formation, d’une durée de 8 mois, combine regroupements internationaux, travaux à distance et visites de terrain, une approche favorisant une montée en compétences directement reliée aux enjeux nationaux. La première cohorte rassemble des cadres des ministères de l’éducation de Côte d’Ivoire, Djibouti, France, Haïti, Madagascar, Sénégal et Togo.
La cérémonie de lancement s’est tenue sous la présidence du ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle de Djibouti, M. Moustapha Mohamed Mahamoud, et en présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, M. Abdoulkader Houssein Omar, ainsi que de l’Ambassadeur de France à Djibouti, M. Jérôme Bresson.
Crédits photos: OIF
L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), à travers sa Direction de l’enseignement et de l’apprentissage du français (DEAF), a été représentée lors du lancement de la finale nationale de la 35ᵉ édition de la Dictée PGL, tenue le 29 janvier 2026 à Djibouti.
Dans son intervention, Madame la Directrice de la DEAF, Dr. Rennie Yotova, a salué la forte mobilisation des élèves et des équipes éducatives, soulignant que la Dictée PGL constitue un outil de promotion de la langue française et de rayonnement culturel. A travers ce concours, la Francophonie se vit comme un espace de partage, de mobilité des idées et de fierté linguistique. Elle s’est également félicitée de la qualité de la collaboration entre le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFOP) et l’OIF pour le développement du français comme langue d’enseignement, d’opportunités et de réussite.
Prenant la parole à son tour, Son Excellence Monsieur Moustapha Mohamed Mahamoud, Ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle, a rappelé la rigueur du système éducatif national et l’importance accordée à la maîtrise du français, langue déterminante pour la réussite scolaire et l’accès au savoir.
Cette édition a rassemblé 24 800 élèves issus des établissements du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFOP). À l’issue des différentes phases de sélection, 1 025 élèves ont participé aux finales régionales, dont les 100 meilleurs élèves ont accédé à la finale nationale. Deux finalistes représenteront Djibouti lors de la finale internationale au Canada.
Organisée en partenariat avec le MENFOP et la Fondation Paul Gérin-Lajoie, cette initiative éducative, lancée pour la première fois à Djibouti le 16 novembre 2025, s’inscrit dans une dynamique de promotion de l’excellence, de la rigueur académique et de la maîtrise du français, langue déterminante pour la réussite scolaire et l’accès au savoir.
Crédits photos : CRIPEN (Centre de recherche, d’information et de Production de l’éducation nationale)
Le 25 janvier 2026, le siège du Centre Régional Francophone pour l’Afrique (CREFA/OIF) à Djibouti a accueilli la cérémonie de remise des attestations clôturant une formation innovante dédiée à l’utilisation de l’Intelligence Artificielle générative dans le système éducatif djiboutien.
Organisé par le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, en partenariat avec l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et InnoVAI Djibouti, ce cycle de sept séances déployées d’octobre 2025 à janvier 2026 a permis de former 42 inspecteurs et conseillers pédagogiques, appelés à devenir les pionniers de l’intégration responsable de l’IA dans les pratiques d’enseignement et de supervision.
Les participants ont acquis des compétences techniques, pédagogiques et éthiques, et ont produit des réalisations concrètes telles que des plans de cours assistés par IA, des grilles d’évaluation automatisées, des supports multimédias et une Charte éthique d’usage de l’IA au MENFOP.
Au terme de la formation, sept projets disciplinaires d’implémentation ont été présentés, ouvrant la voie à un déploiement progressif de l’IA dans les écoles. La feuille de route prévoit notamment la formation de 200 conseillers pédagogiques, la création d’une cellule d’expertise IA au MENFOP et la mise en place d’un cadre réglementaire dédié.
En saluant l’engagement des cadres pédagogiques, les organisateurs ont souligné que cette initiative positionne Djibouti comme un acteur francophone pionnier dans l’usage éducatif de l’IA, au service d’une éducation modernisée, équitable et adaptée aux enjeux contemporains.
La Directrice de l’enseignement et de l’apprentissage du français (DEAF) et Responsable du CREFA Dr. Rennie Yotova a souligné que cette initiative structurante et transformatrice s’inscrit dans la stratégie REATIC (Renforcement des enseignements-apprentissages par les TIC), ainsi que le plan d’action stratégique 2025-2029 du MENFOP piloté par la Direction du développement de TICE, ainsi que dans les priorités de l’inspection générale.
Crédits photos : CRIPEN (Centre de recherche, d’information et de Production de l’éducation nationale)
Le jeudi 18 décembre 2025, le Centre régional francophone pour l’Afrique (CREFA) a accueilli 34 enseignants de mathématiques pour une formation en algèbre organisée par l’association ADAM-Maths et animée par Paul Boureau de l’association ANIMATH France.
Cette activité s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités des enseignants en vue de la préparation des élèves aux olympiades de mathématiques, et plus particulièrement à l’Olympiade francophone de mathématiques (OFM) 2026, qui se déroulera à distance depuis Djibouti le 28 mars 2026.
Partis la veille, levés à 5 heures, les volontaires ont pu assister à la 46e Conférence Ministérielle de la Francophonie (CMF), historique puisqu’elle se déroule pour la première fois au Rwanda.
Prenant place au Centre des Conventions du 18 au 20 novembre 2025, la CMF a commencé par un spectacle du Ballet National grâce auquel nous avons pu découvrir une sélection exceptionnelle mettant en valeur quelques danses traditionnelles rwandaises, un héritage culturel extraordinaire qui témoigne de la richesse et de la fierté du peuple rwandais.
La Conférence s’est ensuite ouverte avec Madame Domitilla MUKANTAGANZWA, Présidente de la Cour Suprême du Rwanda, qui s’est dite honorée au nom du pays de « recevoir [la] famille francophone » afin de réfléchir ensemble à « un avenir durable, inclusif et solidaire ».
Durable, inclusif et solidaire, car les femmes se doivent d’être au cœur des priorités des Etats membres de la Francophonie, dans l’espoir de « bâtir des sociétés [plus] justes ». Et c’est d’ailleurs autour de cette question des femmes que 65 pays membres se sont réunis en ce mois de novembre à Kigali. Se faisant l’écho de la Conférence de Beijing de 1995, cette CMF souhaite accentuer le rôle essentiel des femmes dans le fonctionnement des sociétés et appelle à notre responsabilité collective de transformer ces idées en actions concrètes.
De son côté, Madame Eléonore CAROIT, Présidente de la Conférence ministérielle (France), Ministre déléguée auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger, exprime sa fierté à faire partie d’une Francophonie multilatérale, porteuse d’opportunités et de valeurs d’ouverture.
Son Excellence, la Secrétaire Générale de la Francophonie, Madame Louise MUSHIKIWABO, très émue, s’est dite « heureuse de [la] fidélité [des Etats et gouvernements présents] à cette institution », dans un contexte de grande tension politique et économique et souhaite, à travers les échanges et travaux menés au cours de ces trois jours de réunion, la « reconnaissance [du] pouvoir des femmes, [et ce,] sans honte ».
« Vous êtes la légende vivante »
Au niveau de l’OIF, cette reconnaissance passe par trois programmes soutenus par l’Organisation, dont le Programme de Mobilité des enseignants de et en français, ce qui a été, pour elle, l’occasion de saluer la cohorte présente dans la salle.
La matinée s’est poursuivie avec l’intervention de femmes inspirantes, entrepreneuses, scientifiques, artistes pour lesquels les femmes « ont besoin d’être audacieuses ».
« Le courage aussi est féminin »
Un état d’esprit parfaitement résumé par cette phrase de Son Excellence Madame Samvada KHENG, Vice-Présidente de la 7e Commission de l’Assemblée nationale et Présidente du Groupe des femmes parlementaires du Cambodge : « Les femmes doivent oser rêver, oser entreprendre ».
« Elles ne sont pas une parenthèse, elles sont un prologue »
« La 46e Conférence Ministérielle de la Francophonie a été un véritable régal tant sur l’organisation que sur le fondement même cette cérémonie. J’ai été ravie de découvrir la danse traditionnelle rwandaise mais le plus captivant encore a été l’impact de la femme dans la société. À travers les différentes articulations qui ont œuvré à rehausser l’image de la Femme et à sensibiliser la majorité pour que la femme ait une place de choix, sa place dans la société car elle a plus d’une corde à son arc. » Thérèse Merveille OBONO EDOU, VOIF, TTC MUHANGA
« Le 19 novembre, au Convention Centre de Kigali, j’ai vécu une expérience que je n’oublierai jamais. À l’université, j’avais appris ce qu’étaient la CMF, le Sommet et toutes ces grandes rencontres de la Francophonie… mais je n’avais jamais imaginé assister un jour à l’ouverture officielle de la 46ᵉ Conférence ministérielle de la Francophonie. C’était ma première fois et j’ai vraiment été impressionné. Voir la Secrétaire générale de la Francophonie, Son Excellence Mme Louise Mushikiwabo, prendre la parole en direct, ainsi que les autres responsables, a été un moment fort pour moi. J’ai beaucoup apprécié le thème choisi cette année, centré sur l’égalité entre les hommes et les femmes : un sujet important, actuel et inspirant. Franchement, ce fut un programme enrichissant, motivant et plein d’apprentissages. Je suis heureux d’avoir eu la chance d’y être.» Solomon Kusi BOADI, VOIF, GS Umubano II
« Côté ambiance, je dirais que c’était un agréable moment de convivialité entre collègues. Se revoir après la séparation du 5 octobre nous a donné une très bonne bouffée d’oxygène pour la suite des activités dans nos établissements respectifs. Nous avons également eu l’occasion d’échanger avec des intervenantes aux parcours inspirants. En ce qui concerne les différents développements de la thématique, je trouve qu’ils nous interpellent dans nos rôles d’éducateurs. Nous sommes dès lors appelés à relayer l’égalité des genres, ou plus précisément la prise en considération de la contribution de la femme/fille dans la gestion de la société, dans nos salles de classe. » Hervée Abramo KOM MASSADO, VOIF, GS NYARUSANGE
La journée du 20 novembre, doublement célébrée, a constitué une occasion en or pour les VOIFs de laisser leur empreinte.
Après les discours officiels prononcés par Madame Eléonore CAROIT, Ministre déléguée auprès du Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger et Madame Amélia LAKRAFI, Députée des Français établis hors de France en Afrique et au Moyen-Orient et Présidente déléguée de la section française de l’APF, un échange a été organisé en présence de huit volontaires de la troisième cohorte, ainsi que des représentants du MINEDUC et du REB. Cette réunion avait pour objectif de discuter des réalités du terrain dans les TTC et les GS, ainsi que de la place du FLE dans les programmes scolaires du Rwanda.
Au cours de cette rencontre, les activités liées à la célébration de la Journée Internationale des Professeurs de Français ont été lancées, sous l’animation de Sarah DELBOIS, attachée de coopération à l’Ambassade de France au Rwanda. Dans cette même dynamique, les huit volontaires susmentionnés – sélectionnés par les principales institutions de la francophonie, à savoir l’OIF, le MINEDUC et le REB- ont présenté des animations mêlant formation et spectacle.
Dans ce cadre, les VOIFs ont proposé diverses activités en lien avec la thématique de cette année : « Chanter, jouer, enseigner : la francophonie en musique ». Comédie musicale, chorale et outils numériques se sont succédé dans une ambiance kaléidoscopique. Un professeur de français de l’Institut y a apporté une touche d’humour et de nostalgie, rappelant que la beauté de la langue française est telle qu’aucune barrière ne pourrait en entraver l’usage au quotidien. La demi-journée s’est clôturée par un repas convivial mettant à l’honneur les spécialités culinaires du Rwanda.
Ces deux jours de rencontres se sont terminés par une soirée au théâtre, où les VOIFs ont eu l’opportunité d’admirer des artistes rwandais et étrangers au talent remarquable et dont les phrases extraites de la pièce URUBOHERO : « Quand l’histoire s’écrit au féminin » de Monsieur Diogène NTARINDWA émaillent et résonnent avec les propos tenus lors de la séance inaugurale du 19 novembre. Cette richesse culturelle, dans laquelle la danse occupe une place centrale, s’est pleinement exprimée lorsque Son Excellence la Secrétaire Générale de la Francophonie Madame Louise MUSHIKIWABO s’est levée pour danser, bientôt rejointe par plusieurs amateurs… parmi lesquels les volontaires eux-mêmes n’ont pas manqué de participer.
« La Journée Internationale des Professeurs de Français qui a eu lieu aujourd’hui à l’Institut français du Rwanda a été un moment très convivial. Les interventions de personnalités importantes ont mis en valeur le rôle essentiel des enseignants, tandis que les animations musicales ont apporté une ambiance chaleureuse et festive. Une belle célébration qui reconnaissait pleinement notre engagement en tant que professeurs de français. » Fanny GRIBOUVAL, VOIF, TTC DE LA SALLE
« La journée du 20 novembre, coïncidant avec la journée internationale des professeurs de français fut une occasion de revivre la langue française au Centre culturel francophone de Rwanda. Le mariage entre les images, les sons et la parole écrite ont prouvé que la langue française est plus que vivante. Les VOIF de la troisième promotion déployés au Rwanda mesurent l’ampleur des défis de leur mission et à travers quelques ateliers proposent l’usage du numérique, de la chanson ou de nouvelle stratégies liées à l’enseignement du FLE pour apporter une réponse efficiente. Le spectacle du soir, URUBOHERO : « Quand l’histoire s’écrit au féminin », où la femme est à l’honneur est riche en couleurs, chargé d’émotions et empreint de paroles poétiques. » Amadou MBOW, VOIF, GS KINTEKO
« Nos esprits ont été marqués cette semaine par une dynamique de rencontres et d’échanges qui nous ont renforcés. Nous avons encore compris durant cette semaine qui a été une occasion de célébrer la JIPF que le français est un passeport qui permet de créer un ensemble de cultures dans l’unité et reflète la beauté de nos différences. C’était aussi un moment de spectacle qui a reflété l’histoire du Rwanda assise aujourd’hui sur une réconciliation exprimée dans une poésie lyrique en français qui est loin d’être une traduction mais une littérature dans sa profondeur. » Thioro SARR, VOIF, TTC MBUGA
“Chanter, jouer, enseigner : La francophonie en musique” est le thème de l’édition 2025 de la Journée Internationale des Professeurs de Français (JIPF) qui sera célébrée dans quelques jours. S’inscrivant dans cet esprit, le mercredi 5 novembre 2025, s’est tenue une formation à l’intention des Enseignants de français du district de Nyaruguru (Province du Sud, Rwanda).

Initiée par les volontaires Noroelisoa RAHARIMAMPIONONA, Pelphide TOKPO et Selom KPAKPO, cette formation, qui était à l’intention de leurs pairs rwandais, a enregistré la participation d’une quinzaine d’enseignant(e)s venu(e)s de trois établissements : le TTC Saint Jean-Baptiste de Cyahinda, des Groupes scolaires Saint Laurent et Mwoya.

Les principaux objectifs poursuivis par la session de formation étaient de :

Les participants ont noté que, dans un contexte de démotivation des apprenants et dans le cadre de la recherche de moyens engageants, recourir à la chanson peut présenter un avantage. Car, support authentique, artistique et culturel à la fois, la chanson constitue un vecteur privilégié pour développer les compétences langagières, interculturelles et expressives des apprenants. La chanson, non seulement, offre un espace d’apprentissage collectif, où la langue s’acquiert naturellement à travers le jeu et l’émotion partagée mais aussi sollicite plusieurs dimensions de l’intellect.
Mais la chanson n’ayant pas une prétention didactique explicite à sa conception, il faut, pour son exploitation en classe, qu’elle passe par un processus méthodique de didactisation. Lequel processus a été decliné en cinq étapes à savoir : le choix du support, la pré-écoute, l’écoute guidée, l’exploitation linguistique et culturelle, et la production créative. Cette démarche progressive favorise une approche intégrée des activités langagières et permet d’allier plaisir, réflexion et apprentissage actif.
Aussi, de nombreux outils et plateformes sont à la portée des enseignants pour faciliter l’intégration de la chanson francophone dans leurs pratiques de classe (TV5Monde; RFI; Musique; YouTube, LyricsTraining; LearningApps; Padlet, Canva, Kahoot; etc.).
Au terme de la session, les participants ont dit leur satisfaction puisqu’un certain nombre de leurs perceptions ont été déconstruites sur le fait d’introduire en classe un objet qui n’était pas conçu pour y entrer.