HANOÏ (Vietnam), le 22 septembre 2026 – Vingt-deux hauts responsables éducatifs issus de huit pays et territoires francophones (Angola, Arménie, Bulgarie, Cambodge, Ontario/Canada, Cap-Vert, Louisiane/États-Unis et Vietnam) sont réunis cette semaine à Hanoï. Ce deuxième regroupement en présentiel de la filière « Cadres éducatifs » du Collège international de Villers-Cotterêts marque une étape clé dans la modernisation de la gouvernance éducative en milieu plurilingue.
Coordonné par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et opéré par l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) en partenariat avec France Éducation international (FEI), la Cité internationale de la langue française et le ministère vietnamien de l’Éducation et de la Formation (MEF), ce programme de formation de huit mois associe modules à distance, ateliers d’analyse comparative et immersions sur le terrain.
Une alliance stratégique pour l’espace éducatif francophone
Lors de la cérémonie d’ouverture tenue à Hanoï, M. TẠ Ngọc Trí, Directeur adjoint du Département de l’enseignement général au Ministère de l’Éducation et de la Formation du Vietnam, a accueilli souligné combien ce rassemblement illustre la volonté partagée des pays membres de renforcer leurs systèmes éducatifs face aux mutations contemporaines. Mettant en valeur la portée multilatérale de cette rencontre, il a d’emblée positionné le rassemblement comme un levier de solidarité concrète entre les institutions partenaires : « La présence des cadres éducatifs représentant huit pays constitue un témoignage vivant de notre solidarité, de la force de nos liens et de notre engagement commun en faveur du développement de l’espace éducatif francophone à travers le monde. »
Analysant la portée de cet événement, M. TẠ Ngọc Trí a souligné que l’accueil de cette cohorte internationale à Hanoï dépasse le cadre d’un simple stage académique. Selon lui, cette démarche s’inscrit dans une dynamique de coopération globale visant à préparer les échéances politiques majeures de la Francophonie, notamment à l’approche du XXᵉ Sommet de la Francophonie prévu au Cambodge. « Bien plus qu’un simple programme de formation, nous souhaitons que ce deuxième regroupement contribue à resserrer davantage les liens de solidarité entre les partenaires de la Francophonie, à favoriser le partage d’expériences et à ouvrir ensemble de nouvelles perspectives pour le développement et le rayonnement de la langue française », a-t-il dit.
Cette intervention rappelle l’engagement continu du Vietnam dans le développement des classes de français, la formation continue des enseignants et l’intégration du français au sein d’un environnement profondément plurilingue.
De la formation à la création d’un réseau pérenne
S’exprimant au nom de l’Organisation internationale de la Francophonie, en présence des Ambassadeurs d’Angola, d’Arménie et du Cambodge, Mme Rennie Yotova, Directrice de l’Enseignement et de l’Apprentissage du Français (DEAF/OIF), a fait écho à cet engagement institutionnel en centrant son message sur la transformation humaine et organisationnelle portée par le projet. Comparant l’étape initiale déroulée à Sofia en Bulgarie avec les travaux engagés au Vietnam, elle a mis en évidence le changement qualitatif enregistré par les participants : « À Sofia, au mois de mai, lors du premier regroupement de la cohorte 2 de la filière des cadres éducatifs du Collège international de Villers-Cotterêts, nous avons lancé une formation. À Hanoï, nous commençons à construire une communauté. »
Développant sa vision du pilotage éducatif, Mme Rennie Yotova a souligné que la langue française ne doit pas être appréhendée comme une simple matière scolaire, mais comme un vecteur d’innovation, de mobilité et d’analyse partagée face aux défis mondiaux que représentent le numérique, l’intelligence artificielle ou le changement climatique. Dans ce contexte, elle a rejeté toute idée de dogmatisme pédagogique : « La Francophonie est précisément cela : non pas l’uniformité des modèles, mais la circulation des expériences. Elle nous permet de regarder ce qui fonctionne ailleurs, non pour le reproduire mécaniquement, mais pour l’interroger, l’adapter et parfois le réinventer. »
Revenant sur la finalité ultime du Collège international de Villers-Cotterêts, la Directrice de la DEAF a invité les cadres éducatifs à dépasser le cadre temporel de leurs huit mois de formation. Elle les a exhortés à structurer un réseau professionnel permanent capable d’incarner une nouvelle culture du leadership – un leadership fondé sur la capacité à anticiper, fédérer et connecter la vision politique aux réalités de la classe. « Si, à la fin de cette formation, chacun repart uniquement avec de nouvelles connaissances, nous aurons réussi une formation. Mais si vous repartez avec des collègues dans huit pays… alors nous aurons fait beaucoup plus. Nous aurons construit un réseau », a-t-elle souligné.
L’AUF et la mise à l’épreuve du terrain
S’exprimant à sa suite au nom de l’opérateur de la filière, M. Nicolas Mainetti, Directeur régional Asie-Pacifique de l’AUF, a décliné cette ambition stratégique sur le plan méthodologique et opérationnel. Il a rappelé que la formation des dirigeants éducatifs exige de s’extraire de la gestion quotidienne pour interroger les politiques publiques à la lumière d’expériences étrangères variées : « L’AUF est particulièrement heureuse de piloter la Filière des cadres éducatifs, qui constitue l’une des trois filières du Collège international de Villers-Cotterêts. Notre ambition est de proposer à des cadres exerçant des responsabilités dans les systèmes éducatifs un espace de formation, de réflexion et d’échanges, leur permettant de prendre du recul sur leurs pratiques et de nourrir leur action par la confrontation à d’autres expériences. »
Poursuivant son analyse, M. Nicolas Mainetti a explicité la dimension immersive du séjour hanoïen, au cours duquel les participants analysent concrètement des cours de français, l’usage du numérique ou encore les dispositifs de formation continue. Il a tenu à mettre en garde contre le risque du transfert mécanique de solutions toutes faites, prônant au contraire une posture d’observation critique et d’enrichissement mutuel : « L’objectif n’est pas de chercher des modèles à reproduire tels quels, mais de comprendre, de comparer et de faire émerger des pistes de réflexion. La richesse de cette Filière repose sur cette dynamique collective : apprendre du terrain, apprendre des autres et porter ensuite un regard renouvelé sur ses propres pratiques et son propre système éducatif. »
Pour clore son propos, le Directeur régional de l’AUF a situé cette étape vietnamienne dans la géopolitique régionale de la Francophonie, rappelant l’ancrage territorial fort de la formation à l’approche des grands rendez-vous diplomatiques du continent. Il a déclaré : « L’Asie est aujourd’hui un espace dynamique de la Francophonie, et elle est au centre de son agenda, puisque le Cambodge accueillera les 15 et 16 novembre prochains, à Phnom Penh, le XXe Sommet de la Francophonie. »
Cette dynamique régionale trouvera d’ailleurs son prolongement au début de l’année 2027, puisque la ville de Phnom Penh accueillera le troisième et dernier regroupement en présentiel de cette promotion.
Une immersion sur le terrain et un ancrage culturel
Au cours de leur séjour à Hanoï, les 22 cadres éducatifs mettent une grille d’analyse à l’épreuve des réalités scolaires vietnamiennes à travers trois visites ciblées : L’école primaire Nghĩa Tân, pour observer l’enseignement du français et des disciplines non linguistiques (DNL) en contexte bilingue ; le lycée Hanoï-Amsterdam, pour évaluer l’intégration du numérique et des technologies dans les classes secondaires et enfin, une formation continue d’enseignants de FLE du Vietnam organisée par le CREFAP, en collaboration avec le ministère vietnamien de l’Education et de la Formation et l’Ambassade de France au Vietnam, afin d’échanger directement avec les formateurs et les acteurs de terrain.






































La journée s’est ouverte sur une série de prestations artistiques en français préparées par les élèves : chansons, récitations, petites saynètes… Autant de moments qui ont immédiatement plongé le public dans une atmosphère à la fois vivante, joyeuse et fédératrice. Ces performances ont mis en lumière la créativité des enfants et la qualité du travail pédagogique accompli au quotidien dans les classes bilingues. Les élèves ont ensuite participé à plusieurs ateliers ludiques spécialement conçus pour encourager la pratique spontanée et décomplexée du français. Au programme : Atelier de mimes qui stimule l’expression corporelle et la compréhension orale ; Jeu du téléphone permettant aux élèves de travailler l’écoute attentive et la reformulation ; Quiz interactif destiné à réviser vocabulaire et connaissances culturelles ; et Défi mémoire mobilisant agilité cognitive et rapidité.
Ces activités, encadrées par des enseignants dynamiques, ont permis aux enfants de jouer tout en apprenant, et de renforcer leur confiance en leur capacité à s’exprimer en français.
Cette Journée francophone à Can Tho s’inscrit pleinement dans les actions d’appui du Centre régional francophone pour l’Asie-Pacifique (CREFAP/DEAF/OIF), qui accompagne depuis plusieurs années les établissements scolaires de la région dans le développement de programmes bilingues innovants et de qualité.







À travers cet événement, le Département de français de l’UPHCMV confirme sa volonté de former des enseignants et traducteurs ouverts, créatifs et connectés aux enjeux contemporains, dans un esprit de coopération francophone.











104 jeunes issus des lycées et universités du pays, répartis en 28 équipes, ont pris part à cette formation puis à la conception de projets d’entrepreneuriat. Leur mission : démontrer que compétences francophones et esprit d’entreprise peuvent s’allier pour concevoir des projets à fort potentiel. Les sessions de formation intensive, conçues comme un véritable parcours entrepreneurial, doivent permettre aux participants d’explorer tout le cycle de la création d’un projet : de la génération d’idées innovantes à leur structuration grâce au Business Model Canvas, en passant par l’élaboration d’un plan d’action solide. L’immersion théorique a trouvé son prolongement dans un « Jeu d’entreprise », simulation grandeur nature du quotidien d’une start-up. Entre succès prometteurs et obstacles inattendus, les équipes ont transformé l’expérience en apprentissage concret et précieux.


Animée par le Dr NGUYEN Van Toan, spécialiste de l’intégration des technologies éducatives, la session a offert un programme dense et varié. Les participants ont été initiés aux multiples usages de l’intelligence artificielle pour l’enseignement du français de spécialité : analyse et traitement automatisé de textes, de sons et de vidéos, conception d’activités grammaticales et lexicales interactives, ainsi que création de modules adaptés aux besoins spécifiques des étudiants en informatique.
Au-delà de l’acquisition de nouvelles compétences techniques, cette formation a permis aux enseignants d’explorer de nouvelles façons de concevoir leurs cours et d’enrichir leurs pratiques pédagogiques. Elle ouvre également la voie à la production de ressources innovantes, tant pour l’enseignement du français général que pour le français à visée professionnelle et spécialisée.
En conjuguant expertise linguistique et technologies de pointe, l’Institut Polytechnique de Hanoï affirme ainsi son rôle de pionnière dans la modernisation de l’enseignement du français de spécialité au Vietnam, tout en contribuant au rayonnement de la francophonie scientifique et universitaire dans la région Asie-Pacifique.
Pour NGUYEN Thi Phuong, étudiante en Communication d’entreprise à l’Université de Hanoï, cette aventure restera inoubliable : « Ce voyage m’a apporté énormément d’expériences précieuses, pas seulement pour le concours, mais aussi pour ma vie future. J’avoue avoir un petit regret : je n’ai pas réussi à présenter mon exposé de la manière la plus aboutie possible. Mais je le prends comme une source de motivation pour continuer à progresser et donner le meilleur de moi-même dans l’avenir. Ce séjour restera gravé dans ma mémoire pour toujours. »
La finale du hackathon « Jeu parle français » s’est tenue du 5 au 7 septembre à l’Université des Sciences agronomiques et de Médecine vétérinaire de Bucarest (Roumanie). Organisé par le CREFECO/OIF, en partenariat avec Serious Evo et l’AUF, l’événement a réuni dix équipes issues de sept pays. Le CREFAP a accompagné la participation de neuf jeunes Vietnamiens à ce concours international, qui allie compétition, formation et échanges culturels.
Ce hackathon constitue une initiative innovante valorisant à la fois la créativité numérique et la maîtrise du français. Pendant plusieurs jours, les participants sont invités à concevoir des jeux éducatifs en langue française autour de thématiques majeures comme l’éducation, la citoyenneté ou l’environnement. Bien plus qu’une compétition, l’événement offre aux jeunes une immersion dans un cadre multiculturel et collaboratif, propice aux échanges, à l’apprentissage et à la créativité.


























Placée sous le thème « Le patrimoine culturel et les marchés francophones », cette édition a réuni 42 participants venus d’Indonésie, de Malaisie et du Laos, dont 25 étudiants francophones, deux expertes françaises de l’Université Savoie Mont Blanc, ainsi que des enseignants accompagnateurs. Elle était destinée à sensibiliser les jeunes francophones d’Asie du Sud-Est aux enjeux du tourisme durable, tout en leur permettant de concevoir des projets structurés destinés à des publics francophones.
Pendant six jours, les participants ont alterné visites de terrain, cours théoriques sur le marketing touristique, et travail en groupe. À Luang Prabang, ils ont mené des enquêtes auprès de touristes, avant de rejoindre Vientiane pour présenter leurs projets devant un jury académique international et participer à des activités culturelles.







Conçue comme un espace de réflexion, d’expérimentation et de partage, la formation a permis aux participants de développer leurs compétences professionnelles tout en découvrant des approches pédagogiques innovantes. L’objectif : dynamiser les cours de FLE et de DNL, améliorer la conception des fiches pédagogiques, et renforcer la qualité de l’enseignement du et en français dans l’ensemble du pays. À travers cette initiative, l’APFC confirme son engagement à soutenir une francophonie éducative ouverte aux nouvelles technologies, au service d’une éducation de qualité et adaptée aux enjeux du XXIe siècle.
































Dans une ambiance festive et chaleureuse, 17 finalistes, venus d’horizons divers, ont illuminé la scène par leur créativité, leur maîtrise vocale et leur amour de la langue française. Chants d’amour, hymnes et ballades nostalgiques : le répertoire interprété a reflété la richesse et la diversité du monde francophone.
À travers cette initiative, CLEF et ses partenaires affirment leur engagement à promouvoir l’enseignement du français, tout en valorisant la diversité culturelle au sein de l’espace francophone. L’événement s’inscrit dans une dynamique plus large de coopération internationale et de partage des valeurs de solidarité et d’ouverture, chères à la Francophonie.





































































































































































































































































































































































